Allocution du président du conseil d’administration de l’APFTQ - André Provencher défend l’importance de la production indépendante
Montréal, le 2 novembre 2009 — Dans le cadre d’un déjeuner-causerie tenu ce midi par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision en présence de près de 250 convives, André Provencher, président du conseil d’administration de l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec, a livré sa vision de l’avenir de la télévision francophone québécoise.
En toile de fond, le contexte d’incertitude lié à la mise sur pied du Fonds des médias du Canada affecte particulièrement le secteur de la production indépendante en télévision mais également en multimédia. Plusieurs équilibres dans notre système de radiodiffusion seront menacés si certains scénarios se confirment, tel le recours accru à la production interne des diffuseurs, un financement insuffisant pour le multimédia, ou des critères d’accès essentiellement soumis au rendement comme les cotes d’écoute ou le retour sur investissement.
La mondialisation accélérée de l’industrie crée une pression énorme sur la création des contenus originaux québécois en offrant des formats d’émissions dont la popularité a été testée ailleurs, et ce, à des prix très alléchants pour les diffuseurs qui recherchent une garantie de succès. Le défi de la création s’impose de plus en plus aux producteurs indépendants d’ici, lesquels continuent d’investir massivement dans le développement de nouvelles émissions tout en assumant les risques de perte lorsque les projets ne se concrétisent pas.
Pour André Provencher, la télévision québécoise est le miroir de notre société, l’expression de nos différences et un rempart pour défendre la diversité culturelle. Les producteurs indépendants souhaitent continuer de jouer un rôle essentiel dans la croissance de l’industrie, la diversité des lieux de création, et l’accès du public à une programmation de qualité qui lui ressemble.
L’APFTQ regroupe plus de 140 entreprises québécoises de production indépendante qui œuvrent en cinéma et en télévision, et près de 60 membres individuels, gestionnaires de production. L’association représente ses membres auprès des gouvernements et des autres intervenants de l’industrie. Elle négocie toutes les ententes collectives avec les associations d’artistes et de techniciens.
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Céline Pelletier, directrice des communications, APFTQ, 514-397-8600, cpelletier@apftq.qc.ca
