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Fonds des médias du Canada - Les producteurs indépendants craignent un recul de la diversité de l’offre télévisuelle

 

Montréal, le 10 mars 2009– L’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) déplore que l’accès au nouveau Fonds des médias du Canada soit basé en priorité sur des critères d’audience et de rentabilité.  Selon les producteurs indépendants, ces nouvelles règles feront diminuer l’offre télévisuelle en contenus culturels de haut niveau, notamment en documentaire, variétés et arts de la scène et émissions pour enfants.  Cette perte de diversité dans les choix disponibles aux téléspectateurs inquiète vivement le milieu de la production télévisuelle québécoise.

 

« Bien que nous apprécions le renouvellement du financement fédéral pour deux ans, nous sommes très déçus de la transformation que subira le Fonds canadien de télévision lors de la création du Fonds canadien des médias en raison de l’orientation beaucoup plus commerciale des nouveaux critères, de la gouvernance par les distributeurs de radiodiffusion, et de l’accès élargi pour la production interne et affiliée des diffuseurs » a déclaré Claire Samson, présidente-directrice générale de l’APFTQ.  « Il est déplorable qu’on choisisse de changer les règles d’un fonds qui fonctionnait bien, qui servait les Canadiens avec une grande diversité de contenus de qualité et un sens de l’équité pour tous les joueurs de l’industrie : production indépendante, chaînes publiques, privées, éducatives ou commerciales» a poursuivi Mme Samson. 

 

«L’APFTQ s’inquiète particulièrement de l’impact négatif appréhendé pour le documentaire, les variétés et arts de la scène, ainsi que les émissions pour enfants.  En attribuant les enveloppes aux diffuseurs sur la base de l’auditoire, on pénalise d’emblée les chaînes éducatives et culturelles, ainsi que certains genres dont la cote d’écoute plus faible n’est en rien liée à la valeur culturelle des émissions.  La notion de rentabilité sur l’investissement n’est pas toujours compatible avec les objectifs culturels que la Loi sur la radiodiffusion poursuit en définissant des genres sous-représentés auxquels nos politiques publiques doivent accorder la priorité. 

 

«L’APFTQ regroupe la plupart des entreprises québécoises de production indépendante en cinéma et télévision. L’association représente ses membres et défend leur intérêt auprès des gouvernements et organismes concernés par le cinéma et la télévision, tant au niveau provincial que fédéral.  Elle offre à ses membres un service conseil en ce qui concerne les relations de travail, le droit d’auteur, le financement et la fiscalité.  Elle négocie, pour le secteur de la production indépendante, toutes les ententes collectives avec les associations d’artistes et de techniciens.  De plus, elle organise un congrès annuel réunissant les principaux intervenants de l’industrie et publie chaque année un profil économique du secteur.  Elle offre diverses activités de formation et perfectionnement; et s’implique dans divers dossiers internationaux, tels la coproduction, le droit d’auteur ou la diversité culturelle.

 

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Source :

Céline Pelletier, Directrice des communications, APFTQ 514 397-8600 poste 228 cpelletier@apftq.qc.ca

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